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Viande bovine Les Brésiliens aspirent à la fin de l’embargo

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Bloquée dans son développement à l’international par l’embargo sanitaire que lui opposent 55 pays, la viande brésilienne affiche néanmoins des exportations records.

Le Brésil, premier exportateur mondial de viande bovine, table sur une croissance de ses ventes en volume de 5% à 10% cette année, selon les responsables du secteur qui espèrent bien convaincre leurs partenaires commerciaux de lever l’embargo imposé sur le bœuf brésilien, après la découverte en octobre de foyers de fièvre aphteuse.

Les exportations de viande bovine ont atteint en 2005 le montant record de 3,15 milliards de dollars, en hausse de 22,4% sur l’année précédente, en dépit de l’éclosion de quelques foyers de fièvre aphteuse dans les zones frontalières des Etats du Mato Grosso do Sul et du Parana avec le Paraguay. En volume, les ventes ont progressé l’an dernier de 18,05 % à 2,39 millions de tonnes.

Toutefois « l’année 2005 a été difficile pour l’agro-industrie brésilienne en raison de la sécheresse et du taux de change qui ont diminué la productivité et la compétitivité», selon Marcus Vinicius Pratini de Moraes, président de l’Association brésilienne des industries exportatrices de viande (ABIEC). « Le principal problème a été l’appréciation du real» face au dollar, a-t-il souligné lors d’une rencontre avec la presse.

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Quant à l’éclosion de fièvre aphteuse en octobre, elle a provoqué un manque à gagner de 150 000 dollars environ. Au total 55 pays, dont les 25 membres de l’Union européenne, ont imposé des restrictions partielles ou totales à l’importation de viande brésilienne.

Le Brésil espère qu’à court terme l’embargo total sera limité aux seuls Etats brésiliens touchés par la maladie, puis que le blocage sera progressivement levé à moyen terme dans ces régions, selon l’ABIEC. Une mission d’inspection de l’UE est en cours et des contacts sont engagés avec les autorités russes, algériennes ou chiliennes.

« Le Brésil a un bon programme de défense sanitaire», a indiqué M. Pratini de Moraes, qui a attribué l’éclosion des foyers dans des zones frontalières à « la volatilité sanitaire dans les pays voisins». Le périmètre de confinement sanitaire dans les zones touchées est ainsi le double de celui recommandé par l’Organisation internationale des épizooties (OIE), fait valoir l’ABIEC.