Abonné

Sécurité sanitaire Les cas de Salmonelle en baisse dans l’UE, ceux de Campilobacter et E.Coli en hausse

- - 2 min

Les infections liées aux salmonelles restent une des principales causes d’intoxication alimentaire dans l’UE en 2011, mais le nombre de cas diminue depuis plusieurs années. À l’inverse, les maladies causées par Campilobacter et E.Coli progressent, selon le rapport annuel sur les zoonoses dans l’UE.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) se félicite dans son rapport annuel de 2011, publié le 9 avril, sur les zoonoses et les foyers épidémiques d’origine alimentaire dans l’Union européenne, réalisé conjointement avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, de la baisse des cas de salmonellose chez l’homme et les volailles. Mais le rapport note une nouvelle augmentation des infections liées à Campylobacter et à Escherichia coli productrice de vérocytotoxines (VTEC).
Ces trois bactéries sont les principales causes d’intoxications alimentaires dans l’UE. La campylobactériose est la maladie zoonotique la plus fréquemment signalée chez l’homme. Mais la Salmonelle reste la cause la plus fréquemment signalée des foyers épidémiques dont l’origine est connue (26,6 % de tous les foyers épidémiques soit 95 548 cas). Pour cette dernière, l’évolution positive observée en matière de réduction des cas se poursuit, avec une baisse de 5,4% par rapport à 2010 et de 37,9% par rapport à 2007.

Explosion de cas d’E.Coli

Les cas d’infections aux bactéries VTEC ont connu une très forte augmentation en 2011, 9 485 cas recensés soit une hausse de 159% par rapport 2010, du fait du foyer d’une souche rare en Allemagne et en France, associée aux graines germées, qui a été à l’origine d’une crise dans le secteur des fruits et légumes durant l’été 2011. « Toutefois, une tendance à la hausse avait déjà été rapportée au cours des années précédentes », note le rapport de l’Efsa. En 2011, un total de 220 209 cas d’infection à Campylobacter ont été rapportés chez l’homme, soit 2,2 % de plus qu’en 2010. Enfin, le nombre de cas de listériose chez l’homme a diminué légèrement par rapport à 2010, avec 1 476 cas humains confirmés, et, comme les années précédentes, un taux de mortalité élevé (12,7%).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.