Alors que les récoltes de maïs en France sont encore loin, des projections de production apparaissent déjà en raison des coups de chaud exceptionnels de ces dernières semaiens. Le gouvernement évoquait le 25 juin de potentielles pertes de 10 à 30 % de rendement en maïs grains. L’AGPM confirme les ordres de grandeur. Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, les producteurs de maïs ont indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans. Les orges de printemps semblent également en souffrance. Reprenant les données d’Arvalis, l’association spécialisée de la FNSEA annonce tabler sur une production française 2026 ne dépassant pas les 9,5 Mt. Son président Franck Laborde évoque « un repli incompressible de rendement estimé pour l’instant de 15-20 % » par rapport à l’an dernier, conséquence des épisodes exceptionnels de fortes températures, cumulé au manque d’eau. À cela s’ajoute un effritement notable des surfaces, estimé pour le moment par le ministère proche de 20 %. La culture a urgemment besoin d’eau, alors que se rapproche dangereusement la phase très sensible au déficit hydrique qu’est la floraison.
Du côté de l’orge de printemps, le taux de cultures se développant dans des conditions bonnes à très bonnes passe de 67 % à 63 %, contre 67 % en 2025 à la même période selon Céré’Obs. La qualité semble souffrir. Dans un communiqué du 26 juin, le groupe coopératif Axéréal, dont la zone d’influence s’étend principalement dans le Centre-Val de Loire, déclare « prévoir à ce stade des orges de printemps semées au printemps aux qualités plus faibles, notamment en termes de calibrage ». Ces éléments correspondent aux échos reçus dans d’autres régions, notamment dans le Grand-Est. La coopérative tient toutefois à rassurer ses clients : « Le travail du grain par la coopérative permettra d’aligner a posteriori les qualités sur les attendus ».
Production de maïs 2026 en France à 9,5 Mt
KC