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PAC 2013 Les chambres d’agriculture examinent les perspectives pour 2013

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Lors de la session de fin d’année des chambres d’agriculture, Guy Vasseur a réaffirmé ses inquiétudes et ses exigences concernant la réforme de la Pac en 2013. Maintien du budget, simplification du verdissement et régulation des marchés, autant de points repris en chœur par le ministre de l’Agriculture présent lors de l’événement.

«Nous sommes très attachés au maintien du budget de la Pac. Il en va de la cohésion de l’Union européenne et de son avenir économique », a réaffirmé Guy Vasseur lors de la session de fin d’année des chambres d’agriculture du 21 décembre dernier. Le président des chambres d’agriculture a en effet profité de la présence du ministre de l’Agriculture pour rappeler ses inquiétudes concernant la réforme de la Pac à venir en 2013. Il ne faut pas que « la Pac devienne une variable d’ajustement  en cette période de crise financière », a-t-il lancé au ministre. Le budget n’étant pas son seul sujet de préoccupation, Guy Vasseur est également revenu sur la réforme du verdissement, encore trop contraignante et trop complexe selon lui. Deux points sur lesquels Bruno Le Maire a tenté de rassurer. « Dans cette période de crise économique et financière, nous gardons un œil vigilant sur le maintien à l’euro prêt du budget de la Politique agricole commune. Tant que je serai ministre de l’Agriculture, nous ne bougerons pas d’un millimètre sur ce sujet-là », s’est-t-il engagé, avant d’ajouter que « le verdissement proposé ne convient pas. On reste dans une logique de stigmatisation des agriculteurs. S’ils ne respectent pas au millimètre près ce qu’on leur demande, ils sont pénalisés. Je préfère une logique incitative et une logique simple ». Et pour donner du poids à ses engagements, Bruno Le Maire a affirmé sans hésitation avoir « repris le leadership en Europe », se vantant même d’être un « un ministre de l’Agriculture craint et respecté par les autres pays européens »

Une harmonisation sociale européenne nécessaire pour stabiliser les revenus

Par cette réforme de la Politique agricole commune, c’est aussi le sujet du revenu des exploitants agricoles qui a été évoqué. « Nous constatons une fois de plus une situation désastreuse pour un certain nombre de productions : les fruits et légumes, la viande bovine et ovine. Les plans d’urgence mis en place ne suffisent plus, il faut mettre en place un système de régulation et des normes au niveau des coûts de production », a réagit Guy Vasseur aux chiffres publiés par la Commission des comptes de l’agriculture, demandant également « une harmonisation européenne des normes environnementales pour mettre fin aux distorsions sociales. La TVA emploi y contribuera, et limitera la concurrence entre les pays n’ayant pas de charges sociales » a-t-il ajouté. Une harmonisation à laquelle Bruno Le Maire s’accorde, tout en prévenant que « la seule ligne qu’(il) fixe, c’est de ne pas aller dans la direction d’un dumping social qui ne correspondrait ni à nos valeurs, ni à nos intérêts ». Dans cette lignée, le ministre de l’Agriculture a tenu à rappeler qu’ « à partir du 1er janvier 2012, il y aura un euro de baisse du prix du travail sur le travail permanent dans l’agriculture ». Mais ces mesures ne suffiraient pas, selon l’APCA, et une régulation des marchés se révèle indispensable. Encore une fois, Bruno Le Maire joue la conciliation et s’est déclaré en accord avec les souhaits des chambres d’agricultures, se présentant comme « un tenant farouche de la régulation agricole ».

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