Abonné

Les chambres d’agriculture inquiètes sur la pérennité de leurs financements

- - 2 min

L’argent est bien le nerf de la guerre : pour le réseau des chambres d’agriculture aussi, les temps risquent d’être difficiles. « Je voudrais souligner que la réforme des chambres d’agriculture ne sera réalisera que si des moyens suffisants lui sont dédiés » a prévenu Guy Vasseur, le président de l’APCA, lors de la venue du ministre Bruno Le Maire à la session des chambres d’Agriculture, le 23 juin 2010. « Cette ambition ne pourra être mise en œuvre efficacement que si nous disposons des financements indispensables pour mener à bien la mutualisation, source d’économies et de meilleure efficacité à plus long terme », a-t-il expliqué. Ce que craint le président du réseau consulaire est un « coup d’arrêt brutal à cette réforme » par manque de financement. « Cela pourrait mettre en péril certaines chambres d’Agriculture et surtout pénaliserait les agriculteurs », a-t-il ajouté. Autre inquiétude : la reprise des missions des Adasea sur l’installation dans les chambres d’agriculture. Cette disposition a été introduite à l’initiative du gouvernement dans la LMAP (loi de modernisation de l’agriculture) à l’Assemblée nationale. Si c’est déjà une réalité pour une trentaine d’entre elles, la question des moyens dégagés reste entière. « Il ne faudrait pas que l’élargissement de nos missions se réalise sans moyens supplémentaires », poursuit Guy Vasseur. Des missions « reconnues », en matière forestière dans la LMAP et environnementales dans la loi Grenelle 2. Une crainte d’autant plus justifiée que les parlementaires n’ont pas souhaité voter l’augmentation du produit de la taxe des chambres (taxe additionnelle sur le foncier non bâti) en projet de loi de finances 2010. L’APCA réclame des moyens pour faire réussir la réforme du réseau consulaire « tout en permettant un rééquilibrage en faveur des chambres en ayant le plus besoin ». Le ministre s’est dit « prêt à étudier la demande d’ajustement du produit de cette taxe » tout en agitant le spectre d’une trop grande pression fiscale. « Dans un contexte de crise agricole, cette augmentation de la pression fiscale peut aussi être mal perçue des propriétaires et notamment des agriculteurs », a-t-il prévenu. Difficile d’être plus prudent.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Chambres d'agriculture France
Suivi
Suivre