Le Syndicat des vignerons de la Champagne (SGV-Champagne) a décidé en conseil d’administration le 29 juillet l’introduction de nouvelles mesures agro-environnementales, notamment la possibilité pour les Champenois de planter les vignes moins densément. « Il s’agit d’une possibilité, non d’une obligation. Le SGV élargit la boîte à outils qui est à la disposition des viticulteurs », commente le porte-parole du SGV.
Jusqu’à présent le cahier des charges de l’AOC champagne fixe une limite d’écartement entre les rangs à 1,50 mètre maximum, mesure justifiée par un objectif de qualité (plus les pieds sont nombreux, plus la charge de raisins par pied est faible et meilleure est la qualité). Une des mesures votées le 29 juillet autorise un écartement jusqu’à 2 mètres entre les rangs. Avantage : moins de traitements insecticides et fongicides et arrêt quasi-complet des herbicides. En effet, un écartement plus large facilite le passage de matériels pour désherber mécaniquement, y compris de matériels non spécifiques au vignoble champenois, d’où une diminution possible des coûts. Les vignes pourront être plus espacées, mais aussi plus hautes : le futur cahier des charges devrait autoriser des vignes de 2 mètres de haut, contre un maximum de 1,30 mètre actuellement.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le SGV a par ailleurs adopté l’autorisation d’une variété de vigne résistante au mildiou et à l’oïdium, le Voltis, après plusieurs années d’essais. Le Voltis s’ajoutera à la panoplie des cépages majoritaires en Champagne, le chardonnay, le pinot meunier et le pinot noir « C’est une réponse à la pression de plus en plus forte de la réglementation, qui impose des zones de non-traitement à proximité des habitations, couvrant près d’un millier d’hectares sur le vignoble champenois », indique le porte-parole du syndicat.