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Distribution Les circuits courts en manque d’évaluations chiffrées

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L’absence de référentiels économiques pour mesurer la valeur ajoutée produite par les circuits courts de commercialisation reste un frein à leur développement. C’est l’un des principaux chantiers évoqués lors de la journée nationale d’échanges des Chambres d’agriculture sur le thème des circuits courts et approvisionnement de proximité qui a eu lieu le 7 avril dans les locaux de l’APCA (Assemblée permanente des Chambres d’agriculture) à Paris.

« La difficulté c’est que nous n’avons pas de chiffres précis », a déploré Jean-Louis Cazaubon, vice-président de l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture), en charge de la politique de qualité, lors de la Journée nationale d’échanges des chambres d’agriculture sur les circuits courts et approvisionnements de proximité qui s’est déroulée le 7 avril 2010 à Paris. Véritable frein au développement de ce mode de commercialisation, l’absence de références technico-économiques pénalise d’une part la prise de décision par les services de l’Etat et ne facilite pas le financement de projets par les banques.

L’Etat et la recherche travaillent au développement d’un référentiel économique
C’est essentiellement pour ces raisons que le ministère de l’Agriculture et l’Inra se penchent depuis peu sur des actions à engager en vue de mettre au point des indicateurs économiques. À ce propos, Stéphane Le Den, chef du bureau économique DGPAAT au ministère de l’Agriculture, explique que des informations sur les circuits courts seront mises en ligne prochainement sur le site internet du ministère de l’Agriculture. D’autre part, des données complémentaires sur les circuits courts de commercialisation seront intégrées dans le Recensement général agricole (RGA) en 2010. Les résultats devraient être disponibles dès la fin 2011. Stéphane Le Den a aussi rappelé l’existence de l’étude commanditée par le ministère à l’Inra « afin de développer une méthodologie pour mettre au point un référentiel économique ». D’autre part, le Réseau rural français, lequel regroupe les différents acteurs impliqués dans le développement rural, travaille sur ce point. « De grands chantiers restent encore en suspens, explique Yuna Chiffoleau, chercheuse à l’Inra et chef de file du sous-groupe “Agriculture et alimentation” du Réseau rural français. Il reste à définir une charte nationale permettant de faire connaître l’existence et le fonctionnement des circuits courts aux consommateurs. Et construire des indicateurs de richesses produites par les circuits courts afin de mesurer ces dernières. »

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