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Les circuits de commercialisation qui jouent sur la proximité, pas forcément géographique, entre les acteurs de la filière et les consommateurs, passent mieux à travers les crises comme E. Coli, ont relevé plusieurs intervenants lors d’un débat qui s’est déroulé le 25 octobre aux Assises des fruits et légumes, organisées par Interfel. Lors d’une table ronde intitulée « Quelles leçons tirer de la crise E. Coli ?», Angélique Delahaye, présidente des Producteurs de légumes de France, a fait remarquer : « Mes voisins maraîchers qui font de la vente directe n’ont pas connu la crise E. Coli ». Pour elle il faut que « l’on réfléchisse davantage à la question de la distance du mode de mise en marché », autrement dit que l’on examine la longueur des circuits.
Jean Sales, président de la commission « innovation-accessibilité » d’Interfel, a résumé cet aspect de la proximité entre les professionnels et les consommateurs en soulignant que « la cuisine ne connaît pas les crises ». Ce qui signifie qu’un consommateur qui met en œuvre son affectivité en cuisinant un produit frais a plus tendance à relativiser les crises sanitaires, « qui sont aussi des crises médiatiques », selon Bernard Piton, président de la commission « communication » d’Interfel.
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