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Les conclusions de la conférence de Salzbourg

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 Les principales conclusions de la conférence de Salzbourg, qui ont été présentées aux ministres de l’agriculture de l’UE par l’Autriche le 17 novembre à Bruxelles, « constitueront pour la Commission un apport significatif pour l’élaboration de ses propositions concernant la politique à mener après 2006 », a indiqué M. Fischler.

Elles s’articulent autour des huit recommandations suivantes :

n 1) « Une campagne vivante n’est pas uniquement de l’intérêt de la société rurale, mais également de toute la société. Les investissements en faveur d’une économie et d’une communauté rurales plus larges sont essentiels pour accroître l’attrait des zones rurales, promouvoir une croissance durable, et générer de nouvelles opportunités d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes. Ceci doit se fonder sur les besoins spécifiques des différentes zones et s’appuyer pleinement sur le potentiel des zones et populations rurales locales. Une campagne vivante est essentielle pour l’agriculture, tout comme l’activité agricole est essentielle pour une campagne vivante ».

n 2) « La préservation de la diversité des campagnes européennes et l’encouragement des services fournis par une agriculture multifonctionnelle revêtent une importance croissante. La gestion, par les exploitations agricoles, de leur environnement de même que celle des forêts vont servir à préserver et à favoriser le paysage naturel et la diversité de l’héritage culturel de l’Europe, en particulier dans les zones rurales plus éloignées avec leurs sites à haute valeur naturelle ».

n 3) « La compétitivité du secteur agricole doit rester un objectif-clé, prenant en compte la diversité du potentiel agricole dans les différentes zones rurales. Ceci est particulièrement important dans les nouveaux États membres, compte tenu des besoins significatifs liés à la poursuite de la restructuration agricole attendue dans ces pays. Dans tous les États membres, la diversification, l’innovation et la production de biens à valeur ajoutée demandés par les consommateurs doivent stimuler une croissance économique durable du secteur agricole ».

n 4) « La politique de développement rural doit s’appliquer dans toutes les zones rurales de l’Europe élargie, afin que les agriculteurs et les autres acteurs ruraux puissent relever le défi de la restructuration continue du secteur agricole, des effets de la réforme de la PAC et des modifications de la structure du commerce agricole ».

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n 5) « La politique de développement rural doit servir les besoins d’une société plus large dans les zones rurales et contribuer a la cohésion. Renforcer la communauté rurale plus vaste permettra

de promouvoir le développement durable des zones rurales qui est recherché par toutes les parties prenantes de la ruralité ».

n 6) « La politique de développement rural doit être mise en œuvre sous forme de partenariat entre les organisations publiques, privées, et la société civile, en conformité avec le principe de subsidiarité. Afin de répondre de manière efficace aux besoins locaux et régionaux, un large dialogue avec toutes les parties prenantes de la ruralité est essentiel tant lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des programmes que lors de leur suivi et de leur évaluation. La future politique doit inclure dans l’approche générale la mise en œuvre du soutien européen aux zones rurales grâce à des partenariats locaux établis selon la voie ascendante, s’appuyant sur les leçons tirées de l’approche Leader. Une marge doit être laissée à l’exploration d’approches nouvelles et innovantes à l’échelle locale ».

n 7) « Une responsabilité accrue doit être confiée aux partenariats prévus dans les programmes, afin d’élaborer et d’appliquer une stratégie base sur des objectifs et des résultats attendus qui soient clairement définis. Ceci requiert une visibilité et une transparence accrues, grâce au suivi et à l’évaluation. À cet égard il est essentiel de prévoir le renforcement des capacités institutionnelles. En outre, les partenariats doivent développer les possibilités d’apprentissage mutuel grâce aux réseaux et aux échanges de bonnes pratiques. »

n 8) « Une simplification significative de la politique européenne de développement rural est à la fois nécessaire et urgente. La mise en œuvre doit se fonder sur un système unique de programmation, de financement et de contrôle, adapté aux besoins de développement rural. »