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Vins francais en Grande-Bretagne Les conditions d’une reprise sont réunies

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Les vins français en Grande-Bretagne, en partie détrônés ces dernières années par les vins australiens et californiens, présentent de meilleurs atouts maintenant, les producteurs ayant accompli de gros efforts de qualité, reconnus par le public britannique. C’est ce qu’a constaté l’Onivins qui a tenu son dernier conseil de direction à Londres.

L’Onivins, office national des vins, a tenu son dernier conseil de direction, le 18 mai à Londres, à l’occasion de la Wine Fair (Foire aux Vins), pour « prendre le pouls », a indiqué le directeur de l’office. Lors de ce conseil décentralisé, souhaité par les professionnels, un acheteur anglais est intervenu, ainsi qu’un envoyé de la Sopexa (Société française pour l’expansion des exportations agricoles et alimentaires). Selon lui, les vins français restent fortement concurrencés, surtout durant cette campagne, du fait des bonnes récoltes un peu partout dans le monde. Cette année, les consommateurs britanniques n’achètent quasiment qu’en promotion. Mais « les Anglais ont reconnu que les Français ont fait de gros efforts de qualité et qu’ils ne viennent pas au Royaume-Uni avec des vins quelconques. De plus, on note une lassitude vis-à-vis des vins trop standards du Nouveau monde », a relevé Philippe de Guénin, directeur de l’office.

Les Français se mettent plus à la portée des Anglais

L’acheteur britannique a reconnu que le travail de fond accompli depuis cinq ans porte ses fruits sur le créneau moyen-supérieur. La filière française s’est mise à la portée des acheteurs d’outre-Manche en s’adaptant aux goûts anglais et en pratiquant des prix adaptés aux consommateurs anglais.

De plus, les professionnels français se regroupent plus qu’avant sous une bannière commune, une bannière France, dans les salons comme la Wine Fair. « Les acheteurs anglais peuvent commander des spécialités comme le bordeaux ou le bourgogne, mais ils veulent le plus souvent acheter français ou même européen. Ils demandent à trouver une marque qui offre une garantie de qualité».

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Le fait de se retrouver sous une bannière commune est un atout pour obtenir un co-financement européen des interprofessions, a ajouté Philippe de Guénin.

« Le budget de nos interprofessions devient petit à côté de celui d’une marque, qui elle, arrive sur le marché avec la motivation d’un service commercial. On voit que notre système de promotion ne suffit plus. Il va falloir installer des marques françaises», a t-il conclu.