Le marché des confiseries reprend de la vigueur, avec des ventes tirées par les bonbons gélifiés citriques et les chewing-gums dentaires. L’innovation est à l’origine de l’essentiel de la croissance du secteur.
Après des ventes en GMS en progression modérée en 2015 (+0,3 %), les confiseurs s’attendent à une forte progression en 2016. « Les performances du 1er semestre 2016 sont très encourageantes, le marché total des ventes en GMS enregistre une progression de 1,8 % en valeur et de 1,4 % en volume », note le Syndicat national de la confiserie. Le secteur a réalisé l’année dernière des ventes de 1,2 milliard d’euros en France où il compte 83 entreprises et emploie 6 900 salariés.
« 80 % de la croissance des ventes viennent de l’innovation depuis ces dernières années », explique Jean-Philippe André, président du syndicat et p.-d.g. de Haribo France et Italie. Les progressions sont toutefois contrastées en fonction des familles de produits. Les bonbons et sucettes, qui représentent une vente sur deux, sont le segment le plus dynamique avec +3,1 % en 2015 et +24 % depuis 2010. Au premier semestre, la valeur progresse de 2,8 %, portée notamment par les bonbons gélifiés citriques qui progressent de 5,8 % en valeur. Quant au chewing-gums dentaires, ils connaissent un retour en grâce avec une hausse de 2,7 % en valeur. Tous les produits ne connaissent toutefois pas le même dynamisme, à l’image de la petite confiserie de poche : les ventes ont reculé de 1,7 % en 2015. Pour 2016 (CAM P8), les chewing-gums hors bubbles reculent de 6 % en valeur et de 4,5 % en volume.
L’export représente un axe de développement du secteur dont la balance commerciale est toujours déficitaire. Sur les 220 000 tonnes fabriquées en France, 47 252 tonnes ont été exportées, pour des ventes à 185 millions d’euros. Le chiffre est modeste, mais « les exportations ont progressé de 20 % en cinq ans », souligne Jean-Philippe André. À l’étranger, les confiseries françaises peuvent s’appuyer sur leur variété, leur savoir-faire traditionnel et l’innovation. Les principaux marchés sont l’Europe, puis les États-Unis et le Japon.
Interrogé sur une éventuelle taxe « anti-obésité » touchant les confiseries, le Syndicat indique qu’il fera tout ce qui est possible pour l’éviter et refuse toute stigmatisation d’un produit en particulier. Il met en avant les efforts réalisés pour promouvoir une consommation raisonnée, notamment à travers les formats réduits. « La confiserie doit rester un petit plaisir », souligne de Syndicat qui organise sa prise de parole annuelle le 7 octobre avec la Journée des petits plaisirs. Cette année, un site dédié permet de déposer au cours du mois de septembre un message à un proche. Les 100 plus beaux messages seront récompensés en confiseries.
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