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Nutrition Les consommateurs attendent le PNNS 2 au tournant

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Le programme national nutrition santé (PNNS) entre dans sa deuxième phase qui couvrira les années 2006-2010. Au stade des dernières mises au point, chacun des partenaires rappelle ses exigences prioritaires, côté consommateurs comme côté industriels.

A l’occasion de la consultation sur le PNNS 2 qui doit être arrêté très bientôt, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics de faire de la lutte contre l’obésité « une véritable priorité nationale qui se traduise par des actions concrètes ». « Visiblement, faire de la sensibilisation ne suffit pas, puisque l’obésité continue de progresser», a déclaré un porte-parole de l’UFC.

Alors que le rapport sur le nouveau Programme national nutrition santé (PNNS) visant à lutter contre l’obésité doit être présenté aux partenaires concernés, industriels et associations de défense des consommateurs, puis transmis dans les prochains jours au ministre de la Santé, l’UFC demande que le PNNS dispose de « plus de moyens tant financiers qu’humains » et que son champ d’action soit « élargi, notamment à la composition des produits alimentaires ainsi qu’aux aspects de la publicité au niveau de la distribution des produits alimentaires », a estimé M. Andrault, chargé de mission à l’UFC.

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Appliquer et alourdir la taxe sur les publicités

Jusqu’à présent, ce programme s’est « contenté de recommandations extrêmement vagues. C’est insuffisant, car si les Français ont entendu et bien compris les messages, la consommation des fruits et légumes par exemple n’a pas augmenté et l’obésité continue de progresser », a-t-il assuré. La France compte actuellement près de 5 millions d’obèses, dont 19 % d’enfants entre 8 et 9 ans, indique l’UFC. L’association réclame la mise en œuvre mais aussi la réévaluation de la taxe de 1,5% instaurée en 2004 sur les publicités alimentaires qui ne sont pas accompagnées d’un message sanitaire. Elle souhaite aussi que l’industrie agroalimentaire « s’engage à réduire les teneurs en matière grasse dans les aliments » et que la distribution retire les confiseries au niveau des caisses des magasins. L’UFC prône aussi une fiscalité incitative visant à dissuader les industriels de développer des produits trop riches en matières grasses, sucre ou sel. Enfin, elle plaide pour une limitation stricte des publicités pour les produits alimentaires destinés aux enfants.