Lors de son congrès à Bruxelles, du 30 septembre au 1er octobre, la Confédération des industries agroalimentaires de l’Union européenne devait débattre sur le thème « Bien manger, se sentir bien ». A cette occasion, un sondage montrant notamment le recul de la sécurité alimentaire parmi les préoccupations des consommateurs devait être rendu public.
Les consommateurs, y compris lorsqu’ils sont concernés par un excès de poids, portent un regard positif sur leur régime alimentaire. Telle est l’une des conclusions d’une enquête réalisée auprès des consommateurs de cinq pays européens, dont la France, que la CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’Union européenne) devait dévoiler lors de son congrès, à Bruxelles, le 1er octobre.
Satisfaction
D’ailleurs, la satisfaction des personnes interrogées sur leur alimentation ne s’arrête pas là. Un vrai regain de confiance dans la qualité de la nourriture est même enregistré. Voici deux ans, deux Européens sur trois étaient préoccupés par les questions de sécurité alimentaire, selon les résultats d’une précédente enquête de la CIAA. Aujourd’hui, moins d’un sur deux place ce sujet en tête des soucis liés au contenu de leur assiette.
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Dès lors, pourquoi les Européens changeraient-ils de régime alimentaire, puisque qu’ils en sont satisfaits ? Le sondage de la CIAA montre d’ailleurs que les consommateurs pointent plus facilement du doigt le tabac ou le stress comme facteur de risque pour leur santé.
Education
Pour lutter contre l’obésité, les consommateurs « préfèrent les programmes d’éducation aux mesures restrictives », soulignent les industriels de l’agroalimentaire. Quelque 43% des personnes interrogées estiment que l’éducation est l’outil le plus efficace pour lutter contre ce fléau. Seuls 8% d’entre elles estiment que les restrictions à la publicité sont utiles. En tout état de cause, les consommateurs sont massivement opposés à des taxes contre les aliments qui présentent peu d’intérêt nutritionnel, note la CIAA. D’autant plus que la question du prix de la nourriture se trouve de plus en plus au cœur de leurs préoccupations : 21% d’entre eux placent ce thème au premier rang de leurs soucis. Ils n’étaient que 13%, en 2002.