L’année 2007 a été une nouvelle fois une année dynamique pour les jus de fruits, et ce malgré des conditions météorologiques peu favorables et des hausses de prix. Les ventes du marché ont atteint 1,750 milliard d’euros, en progression de 5,49 %, pour 1,5 milliard de litres commercialisés. La France reste le troisième marché européen, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni. Le segment des purs jus reste le plus dynamique, représentant 40 % des volumes globaux, au détriment des nectars.
Le marché des jus de fruits pourrait faire des envieux dans les autres secteurs de l’agroalimentaire. En 2007, il a enregistré un chiffre d’affaires de 1,75 milliard d’euros, en hausse de 5,49%, pour 1,5 milliard de litres commercialisés, malgré des conditions météorologiques peu favorables, selon les dernières données d’Unijus (Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits). L’année 2007 a été atypique dans le sens où le marché a connu des ventes importantes au cours du premier quadrimestre, tandis que le second a enregistré un net ralentissement. Les jus de fruits restent toujours les premières boissons sans alcool vendues en France, avec plus de 30 % de part de marché en valeur en grande distribution. Avec une consommation annuelle de 25 litres par habitant, la France reste le troisième marché européen derrière l’Allemagne. La grande distribution est toujours le premier débouché des jus de fruits et des nectars vendus en France (62% des volumes), devant le hard discount (27 %) et le CHR (11 %).
Le segment des purs jus tire la croissance du marché. Alors qu’en 2006, il occupait une part de marché de 53 % en valeur et de 38,7 % en volume, il a représenté, l’année dernière, 40% des volumes totaux commercialisés et 57 % des ventes globales en GMS et en hard discount (hors CHD), soit un chiffre d’affaires de 880 millions d’euros. Rappelons que les purs jus de fruits sont obtenus par pression des fruits, sans adjonction d’aucune sorte. Ils peuvent être pasteurisés ou non. Ce segment reste le plus dynamique depuis plus de 10 ans. En quatre ans, les purs jus ont rattrapé les jus à base de concentré qui représentent désormais le second segment de marché, devant les nectars. Ces derniers ont occupé 26 % des volumes globaux pour des ventes atteignant 255 millions d’euros, contre 34 % pour les jus à base de concentrés pour un chiffre d’affaires de 409 millions d’euros.
Développer le CHR
Segment inexistant il y a quatre ans, les jus de fruits frais se sont développés pour représenter, en 2007, 9% du marché en volume et 16 à 17% en valeur. Le rayon « ambiant » reste encore prédominant avec 1,387 milliard de litres commercialisés, soit 91% du marché global. Les smoothies, dont la dénomination n’est pas réglementée, ont fait leur apparition l’année dernière et se sont vendus à près de 6 millions de litres.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Malgré la hausse des prix des matières premières, notamment le concentré d’orange dont le prix a triplé entre 2005 et 2007, le consommateur a été confronté à un prix moyen qui a augmenté de 1,06 à 1,13 euro en 2007. Les industriels ont rogné sur leurs marges pour éviter que le consommateur pâtisse de la flambée des matières premières.
Par ailleurs, l’Unijus et l’Institut de développement des cafés, bars et brasseries (IDCBB) lancent la première journée nationale du jus de fruits le 23 mai 2008, en partenariat avec le ministère de la Santé. 4 à 5% du chiffre d’affaires d’un café, bar ou brasserie sont réalisés grâce aux jus de fruits.