Abonné

Coop de France Les coopératives céréalières déplorent les lenteurs de l’administration

- - 3 min

De la définition des carburants renouvelables à l’autorisation de transport en camions de 44 tonnes en passant par le développement des capacités de stockage, les coopératives céréalières attendent des clarifications de l’administration. C’est ce qu’a souligné Hubert Grallet, président de Coop de France métiers du grain, à l’occasion de l’assemblée annuelle de son organisation, le 15 novembre à Paris.

Une « situation inadmissible » : voilà, selon Hubert Grallet, président de Coop de France métiers du grain, où mène la non-transposition en droit français du volet durabilité de la directive européenne sur les énergies renouvelables. Comme les autres Etats membres, la France a jusqu’au 5 décembre pour l’effectuer, le texte devant s’appliquer dès le 1er janvier prochain. Or, « les décrets et arrêtés, toujours en cours de rédaction, font la navette entre les ministères », a signalé le responsable, le 15 novembre à Paris, à l’occasion de l’assemblée annuelle de son organisation. Cela, malgré les efforts de la profession qui s’est unie pour rédiger un « schéma volontaire », ainsi que le demande la directive. Bilan : en l’absence de définition claire des critères à respecter pour qualifier un carburant de durable, les coopératives ne peuvent pas vendre du blé, du maïs ou du colza sous cette appellation. Ce qui constitue « une situation de blocage qui perturbe sérieusement les échanges avec l’Allemagne », a déploré Hubert Grallet.

Des attentes concernant le stockage

Les professionnels du grain regrettent également la lenteur de l’administration concernant la publication du décret autorisant le transport en camions de 44 tonnes. C’est au printemps dernier, pourtant, que le président de la République avait promis ce texte très attendu. « Nous avons, je le pense, obtenu un arbitrage interministériel constructif, mais nous sommes toujours dans l’attente de la publication du décret », a souligné Hubert Grallet, qui s’est tout de même dit « confiant » sur ce dossier. Coop de France métiers du grain souhaiterait également que l’administration s’intéresse au stockage des grains, un important outil de régulation des marchés… « à condition de disposer de capacités suffisantes », a noté le président de la structure. Or, celles-ci ont baissé de 5 % depuis le début des années 2000 tandis que la collecte grossissait dans le même temps de plus de 10 % en moyenne. « La progression de l’urbanisation et le durcissement permanent de la réglementation en matière de sécurité des installations classées ont conduit à détruire des capacités et à retarder, sinon empêcher, leur remplacement par de nouvelles », a expliqué Hubert Grallet. Coop de France métiers du grain souhaite donc une aide de l’Etat tout spécialement sur le plan réglementaire, afin que les entreprises puissent reconstituer leurs capacités. Autant de dossiers à suivre de près dans les semaines et mois à venir.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

énergies renouvelables
Suivi
Suivre