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Les coopératives considérées comme « ringardes ou trop lointaines »

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Les coopératives sont considérées soit comme ringardes, soit comme étant trop lointaines de leurs sociétaires, ont relevé Philippe Mangin, président de Coop de France, et Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, lors d’une table ronde sur « la modernité du modèle coopératif » au congrès de la CCVF.
« Il y a encore quelques années, avant la crise économique, on faisait tout pour cacher notre appartenance au modèle coopératif. Nous étions perçus comme ringards », s’est exclamé Philippe Mangin. Mais à l’inverse, « dès qu’une coopérative est devenue grande, elle est suspectée comme n’étant plus une vraie coopérative », a témoigné Marie-Noëlle Lienemann, qui est aussi présidente de la Fédération nationale des sociétés coopératives de HLM. 
Par ailleurs les coopératives agricoles attendent de la loi d’avenir agricole qu’elle souligne clairement que la fourniture de produits par les agriculteurs sociétaires n’est pas un acte commercial, mais la conséquence de l’engagement du producteur. À la clôture du congrès, Christine Avelin, conseillère de Stéphane Le Foll chargée des filières végétales a précisé que si l’engagement du producteur ne doit pas être confondu avec un acte commercial, la spécificité de l’engagement du producteur doit être explicitée dans les prochains mois.

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