Entre 1995 et 2005, les coopératives agricoles françaises de la transformation et du commerce de gros ont rattrapé leur retard de productivité sur le secteur privé. Avec leurs filiales, elles représentaient, en 2005, 18% de l’industrie agroalimentaire.
Les 2 500 coopératives agroalimentaires de la transformation et du commerce de gros représentent, en France, 9% du chiffre d’affaires de la transformation agroalimentaire, selon une étude d’Agreste, le service d’études et statistiques du ministère de l’Agriculture. Avec ses filiales de droit privé, la coopération atteint 18% du chiffre d’affaires des industries agroalimentaires. L’étude qui porte sur la période 1995-2005, montre que durant ces dix ans, 1800 coopératives sont restées pérennes, 900 ont disparu et 680 ont été créées. Les trois quarts du chiffre d’affaires de la transformation agricole et les deux tiers de celui du commerce de gros sont réalisés par 10% des coopératives.
Plus d’investissement, moins de publicité
Il ressort également que les coopératives investissent plus que leurs homologues privés. En 2006, les coopératives de plus de 20 salariés ont investi 7% de leur chiffre d’affaires soit deux fois plus que les entreprises privées. Et cet écart s’amplifie de plus en plus, notamment grâce au développement de la production d’agrocarburants. Les auteurs de l’étude constatent que les dépenses publicitaires des coopératives (environ 1% du chiffre d’affaires) sont très inférieures à celles du secteur privé (7% en moyenne du CA).
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Une productivité équivalente au secteur privé
Dans le commerce de gros, d’aliment pour bétails et dans l’industrie des viandes, les coopératives pérennes ont augmenté leurs effectifs de salariés contrairement aux secteurs de la vinification et de la fabrication de fromage. En termes de productivité, les coopératives françaises ont rattrapé en dix ans leur retard sur le secteur privé. La productivité par salarié (à 65 000€ par salarié dans les unités d’au moins 20 employés) est aujourd’hui équivalente entre les deux secteurs, alors que les coopératives accusaient un déficit de 7 000€ en 1995.