Le mouvement coopératif français demande que le grand nombre de sociétés ayant ce statut soit d’abord reconnu comme des entreprises à part entière. Tel est le message porté par le GNC (Groupement national de la Coopération) à l’occasion de ses assises du 25 octobre.
Trop souvent, les textes réglementaires omettent de prévoir le cas où la société qui sollicite le soutien de l’Etat est une coopérative. Voilà ce que constatait le président du GNC, Jean-Claude Detilleux, lors des assises de son organisation à Paris le 25 octobre. Pourtant, les coopératives sont avant tout des entreprises, expliquent les dirigeants du mouvement coop, dont la réalité est bien plus large que dans la seule agriculture (21 000 entreprises employant 1 million de salariés, dans l’industrie, les services, l’agriculture, le système bancaire, le commerce). Il faut appliquer le système dit de la nation la plus favorisée, affirme Jean-Claude Detilleux. Autrement dit, que tout soutien ou avantage accordé aux entreprises le soit aussi aux coopératives. Cela concerne aussi bien les aides à la création que l’accès au grand emprunt pour des investissements de recherche. Jean-Claude Detilleux reconnaît bien que « nous avons la fibre sociale » mais pour lui tel n’est pas le but premier des coopératives. Les assises du 25 octobre ont été l’occasion d’adopter une « charte coopérative », décrivant les engagements mutuels de la coop et de ses salariés. Il y est notamment rappelé que « les dirigeants sont démocratiquement élus par et parmi les membres, l’ensemble votant selon le principe : une personne, une voix ».
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