Accompagner l’agriculture dans ses transitions, créer plus de valeur et restaurer le dialogue avec la société. Ce sont les axes du plan stratégique des chambres d’agriculture, présenté par l’APCA (tête de réseau) le 24 juillet. Élaboré par l’équipe nouvellement élue en janvier, ce programme a été validé par les instances consulaires. Première mesure phare : les chambres veulent « proposer à chaque agriculteur d’ici 2023 un conseil stratégique via un audit individuel », précise Sébastien Windsor, vice-président de l’APCA. Le but ? « remettre les agriculteurs en mode projet. »
Autre priorité, pour l’APCA : l’installation-transmission. Les chambres prévoient de « repérer et rencontrer les 160 000 agriculteurs susceptibles de transmettre leur exploitation dans les dix ans à venir ». Estimant que les producteurs bio ont besoin d’un accompagnement renforcé, l’APCA compte en accompagner la moitié, « avant, pendant et après leur conversion ». Les chambres veulent aussi se saisir de nouveaux sujets, comme l’agriculture urbaine ou le « développement économique du monde rural » en lien avec les collectivités. Les responsables professionnels comptent ainsi rencontrer les 1 258 intercommunalités « au moins une fois tous les deux ans ».
En termes de besoins de développement agricole, « nous sommes quasiment dans la situation des années 60, estime Claude Cochonneau, président de l’APCA. À ceci près qu’on ne peut plus faire de développement de masse, car chaque exploitation est un cas particulier. » La mise en œuvre du plan stratégique est prévue à moyens financiers constants et doit être financée par des gains de productivité. Mais le budget des chambres pourrait être réduit de 6 % (soit -45 M€), si le gouvernement va au bout de son projet de réduction de la fiscalité (TATFNB) dans le projet de loi de finances pour 2020 (1). Depuis l’annonce de cette coupe budgétaire, les responsables professionnels ont multiplié les rencontres avec les parlementaires et élus locaux pour les alerter.
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En termes de besoins, « nous sommes quasiment dans la situation des années 60 »
(1) Voir n°3702 du 22/07/19