Dans sa dernière analyse de marché, l’Institut de l’élevage estime qu’en matière bovine, les cours, qui se sont redressés cet été, devraient continuer à s’améliorer cet automne.
Plus de 40 centimes de mieux en août dernier pour le jeune bovin : le cours dépassait celui de 2005 et n’était plus que 3 % au-dessous de celui de 2006. Un exemple parmi d’autres signalé par les experts de l’Institut de l’élevage dans leur dernière note. Le marché se porte donc mieux notamment depuis que le trop-plein d’animaux a été écoulé. En mai, le stock de mâles de 1 à 2 ans n’était plus que légèrement supérieur à celui de l’année précédente au même mois. La forte production de jeunes bovins (82 000 têtes de plus sur les 7 premiers mois de l’année par rapport à la même période de l’an dernier), notamment écoulée sur l’exportation, a permis de réduire le surplus de ces jeunes bovins.
Compétitivité renforcée des viandes françaises
La compétitivité de la viande française a semblé renforcée sur les marchés d’exportation. Sur le 1 er semestre, les exportations ont atteint 123 000 TEC soit 8 % de hausse.
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Les cours sont également soutenus par la rareté de l’offre en vaches de réforme, la fermeté de la demande allemande et la baisse des sorties d’animaux en Italie. Les engraisseurs y ont en effet été prudents dans leur politique de mise en place d’animaux. Reste à savoir, souligne l’Institut de l’élevage, quelle sera la conséquence de l’envolée du prix des céréales sur les décisions des engraisseurs, italiens notamment, quant à la production de jeunes bovins.