Selon un communiqué de presse d’Agritel, société spécialisée dans la gestion du risque prix en agriculture, paru le 19 avril, « un manque d’eau récurrent a fait progresser les cours du blé de 15% en un mois ». « Les précipitations sur les deux derniers mois s’élèvent à 25% des volumes habituels à cette époque », indique le communiqué. Pour Michel Portier, directeur d’Agritel, « le temps sec sur la moitié nord de la France depuis le début du mois de février 2011 tient en alerte les marchés agricoles ». De plus, ce déficit hydrique intervient dans un contexte déjà tendu en terme de stocks mondiaux de blé suite aux incidents climatiques de 2010 ayant touché la Russie et l’Australie. L’Europe ayant remplacé ces deux grands exportateurs de blé sur le marché mondial, voit ses stocks atteindre des niveaux extrêmement bas. Ainsi, selon Michel Portier, « les stocks de blé européens en fin de campagne 2010 sont attendus à des niveaux extrêmement faibles de 12,5Mt, et la fermeté des cours pourrait dominer dans l’attente d’un changement climatique ».
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