Dans une étude parue dans la revue scientifique Plos One le 8 mai, des chercheurs allemands ont intégré l’effet du changement d’affectation des sols dans le calcul des effets climatiques des couverts semés avant une culture de maïs. Grâce aux effets positifs des couverts sur les rendements des cultures de maïs, et ainsi sur la réduction de leur emprise théorique au sol, ils estiment ainsi que passer de zéro à 100 % des surfaces européennes de maïs précédées d’un couvert équivaut à diminuer les émissions agricoles de 13 % sur ce territoire. Le service européen de statistiques Eurostat ne nous a pas fourni la part actuelle des couverts avant maïs en UE. En France, selon l’enquête Pratiques culturales 2017, 68 % des surfaces de maïs fourrage et 45 % des surfaces de grain étaient précédées d’une interculture, sans précision de leur nature. Les résultats de l’enquête 2021 n’ont pas encore été publiés.
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Selon l’étude allemande, 33 % des bénéfices climatiques proviennent des gains de rendements réalisés sur le maïs (+8,8 %) – même si cette approche, anticipant des effets sur les surfaces dédiées à travers le monde, est controversée, concèdent les chercheurs. Les gains varient selon les types de couverts : les effets les plus forts s’observent avec des légumineuses, tandis qu’ils s’avèrent mineurs avec des graminées. La couverture des sols fait l’objet de plusieurs obligations européennes, telles que la directive Nitrates et la BCAE 6 dans le cadre de la Pac – cette dernière aménageant toutefois des latitudes, notamment en culture de printemps, soulignent les auteurs.