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Sous le titre volontairement provocateur de Crises et châtiments emprunté à Dostoïevski, la 27e édition du rapport annuel Cyclope, dirigé par Philippe Chalmin, balaie toutes les illusions qui pourraient faire croire que la page de la crise de 2008 est définitivement tournée. « Le monde continue à vivre un véritable choc sur les marchés mondiaux de matières premières et de commodités », met en garde l’économiste, professeur à l’université Paris-Dauphine. L’activité économique mondiale a poursuivi en 2012 sa lente décélération et en fin d’année, « le moteur de la planète tournait à peine au dessus de 2% de rythme de croissance annuel ». Les mêmes doutes subsistent pour 2013, avec malgré tout quelques lueurs d’espoir en provenance de la Chine avec l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une panne de gouvernance
Pour Philippe Chalmin, « cette heure du châtiment » est intimement liée à la gouvernance mondiale « ou plutôt aux carences de cette gouvernance internationale et des lacunes des systèmes politiques nationaux ». Il fustige tous ceux qui « n’ont pas su prendre la mesure de ces crises économiques, monétaires et financières, climatiques, énergétiques, agricoles et alimentaires ». Pour lui, les marchés, qu’ils soient de l’agriculture de l’énergie, du carbone ou des minerais, sont le révélateur de ces carences. Les marchés mondiaux des matières premières qui sont analysés en détail « de l’ananas au zyrconium » sont les véritables baromètres de la conjoncture économique mondiale et ont fluctué au cours des derniers mois au gré des aléas climatiques, mais aussi des tourmentes géopolitiques et des non-décisions prises dans les grandes instances internationales.
Crises et châtiments, Editions Economica, 738 pages, 139 euros, ou www.cercle-cyclope.com
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