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Lapins Les cuniculiculteurs protestent contre une campagne « de dénigrement »

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Les éleveurs de lapins viennent d’être déboutés, le 9 juillet, d’une action contre une campagne d’information condamnant les conditions d’élevage. Cette campagne, menée par la SPA et l’association L. 214, vise, selon ses auteurs, « à éveiller les consciences sur les méthodes d’élevage et d’abattage des animaux destinés à la consommation ». C’est une campagne de dénigrement, répond l’interprofession du lapin, qui affirme déjà s’être engagée dans une politique de bien-être animal.

«En tant que filière animale, nous sommes directement concernés par le débat sociétal que suscite le bien-être animal », affirme Jean-Pierre Cavelier, président du Clipp (Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits). Le Clipp avait rencontré les associations L214 et SPA le 18 janvier 2008 pour leur présenter les efforts de la filière en matière de respect du bien-être animal, les travaux menés ces dernières années et les évolutions en cours. L’interprofession estime donc qu’il est « tout-à-fait faux de laisser penser que le bien-être animal n’est pas une préoccupation majeure des éleveurs français ».

En France, 99 % de la viande de lapin proviennent d’élevage rationnel. Selon le Clipp, « le choix de l’élevage en cages, autrefois appelé clapiers, est un choix raisonné qui a été conforté par des études scientifiques. Parallèlement, la filière mène des travaux sur des modèles de cages aménagées pour encore faire évoluer le niveau du bien-être animal dans ses élevages ». La filière cunicole française rappelle que l’élevage et l’abattage des lapins sont respectivement réglementés par les directives communautaires 98/58/CE et 93/119/CE qui encadre la protection des animaux.

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Pour renforcer ces directives, l’interprofession a de sa propre initiative mis en place depuis 1994 une norme Afnor, actualisée par l’administration en 2004, qui fixe des dispositions relatives au bien-être des animaux, tant sur l’élevage que sur les conditions de transport.