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Les défenseurs des semences de ferme veulent une section dédiée dans l’interprofession

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La Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF) réclame une section dédiée au sein du Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants), a-t-elle indiqué le 26 février, profitant de l’annonce l’an dernier d’une modification de la gouvernance de l’interprofession. « On veut amener un avis différent », a expliqué en conférence de presse le porte-parole Denis Perreau. La CDNSF, qui se présente en apôtre des « entreprises à taille humaine », exige des semenciers qu’ils « cessent de délocaliser » leur activité hors de France. Un accord interprofessionnel, transformant l’an dernier la CVO (cotisation volontaire obligatoire) de 0,75 € la tonne de céréale collectée en CRIV (contribution recherche et innovation variétale) de 0,90 €/t, lui reste en travers de la gorge. « L’agriculteur paye une cotisation pour le développement à l’étranger » des entreprises semencières, lâche le président Philippe Ribault, ciblant la coopérative auvergnate Limagrain, l’allemand KWS dont les « récentes délocalisations entraînent des fermetures d’unités ». Et d’agiter le spectre de possibles contaminations avec les semences importées. La CNDSF défend ainsi la possibilité de ressemer sa récolte. Elle rejette l’utilisation des semences certifiées qu’imposent certains contrats.

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