Les négociateurs agricoles de l’OMC se sont séparés le 19 avril à Genève, après une semaine de pourparlers, sur un « malentendu » qui ne leur a pas permis de parvenir à un compromis sur la conversion en pourcentage (ad valorem) des droits de douane actuellement exprimés en valeur absolue (en euros/tonne par exemple). Ils se retrouveront le 30 mai.
«Ce que nous n’avons pas, c’est la base d’un accord », a regretté Tim Groser, qui préside le comité des négociations agricoles. Il a refusé toutefois de dire que les pourparlers étaient « bloqués », estimant que les pays membres de l’OMC étaient simplement victimes d’un « malentendu » sur la méthode de calcul à utiliser pour transformer en droits ad valorem les tarifs à l’importation exprimés en valeurs fixes. Un compromis sur ce point est indispensable pour pouvoir trouver ensuite une formule de réduction de ces droits.
M. Cuttaree : « se focaliser sur l’agriculture »
Après l’ambassadeur uruguayen Carlos Perez del Castillo le 15 mars dernier, c’était au tour du ministre mauricien des affaires étrangères et du commerce, Jaya Krishna Cuttaree, autre candidat à la succession en septembre 2005 du Thaïlandais Supachai Panitchpakdi à la direction générale de l’OMC, d’être entendu, le 19 avril à Bruxelles, par la commission du commerce international du Parlement européen. M. Cuttaree a notamment rappelé aux députés qu’il avait joué un rôle actif pour concilier les positions des membres du G 90 (États de l’Union africaine, pays les moins avancés, pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) et celles de pays développés après l’échec de la réunion ministérielle de l’organisation, en septembre 2003 à Cancun.
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Interrogé sur la possibilité de parvenir à un débat d’accord lors de la session ministérielle de l’OMC prévue en décembre prochain à Hong Kong, le candidat mauricien a estimé qu’il ne fallait pas fixer une échéance qui « soulèverait trop d’attentes ». Selon lui, il s’agit maintenant de « se focaliser sur l’agriculture ».
Le troisième candidat à la direction générale de l’OMC, le Français Pascal Lamy, ancien commissaire européen au commerce, sera entendu en mai par la commission parlementaire.