Par 332 voix pour, 77 voix contre, et 145 abstentions, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté le 4 mai le texte de loi climat et résilience en première lecture. Évoquant les débats sur la portée du texte, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a salué le travail des députés comme des citoyens, reconnaissant que le texte « n’existerait pas s’ils n’avaient pas été là ». « Le juge de paix de cette loi sera son application sur le terrain. Le combat écologique n’est jamais terminé », a prévenu Barbara Pompili.
Lors de ce vote solennel, les Républicains se sont abstenus, « en attendant le travail de nos sénateurs », comme l’a résumé Jean-Marie Sermier (LR, Jura). Les socialistes ont en revanche voté contre le texte. « Vous laissez largement de côté la question de la justice sociale alors que c’est le point d’équilibre », a reproché le socialiste Guillaume Garot (Mayenne). L’ex-ministre délégué à l’Agroalimentaire a malgré tout salué certaines avancées, notamment sur l’affichage environnemental et la lutte contre l’artificialisation.
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La fondation Nicolas Hulot, estimant que « les députés n’ont apporté aucune amélioration significative au projet de loi », considère plus largement dans un communiqué publié le 4 mai que « l’exécutif et la majorité choisissent de ne pas suivre les préconisations des scientifiques, experts et ONG ». En écho à ces déceptions, une douzaine de militantes du mouvement Extinction Rébellion se sont enchaînées le même jour par le cou aux grilles palais Bourbon. Les clés des cadenas avaient été envoyées aux députés jugés passifs lors de l’examen, qui ont été devancés par la police pour déloger les activistes.
L’examen au Sénat devrait débuter en juin. D’ici là, Jean-François Longeot (Union Centriste - Doubs) et Sophie Primas (Les Républicains - Yvelines), présidant respectivement la commission du développement durable et celle des affaires économiques, ont lancé une concertation à destination des élus locaux qui prendra fin le 18 mai.