Le Parlement européen a demandé, le 20 mai, à la Commission de Bruxelles de revenir sur la réforme du secteur du tabac de 2004 et de ne pas supprimer, comme prévu, les aides directes versées aux producteurs dès 2010.
Comme le réclament les professionnels du secteur, les députés suggèrent de maintenir des aides couplées au tabac jusqu’en 2013, « pour soutenir la restructuration de cette production ». « On ne peut pas considérer comme antinomiques la lutte contre le tabagisme et la prolongation d’une période transitoire permettant aux producteurs européens de tabac de trouver des alternatives à cette culture et d’atténuer l’impact négatif sur nos régions », a plaidé la député socialiste française, Catherine Néris. D’autant que la disparition de la filière européenne n’entraîne « aucune variation notable dans la consommation européenne totale de tabac et donc aucun bienfait pour la santé publique », renchérit Bernadette Bourzai (PSE, France). Le président de l’Union internationale des planteurs de tabac, Hermann Pfanger, s’est félicité de la position adoptée par l’Assemblée européenne, soulignant qu’il faut « continuer d’accompagner la petite agriculture et lisser dans le temps les effets du désengagement public pour maintenir les équilibres sociaux et freiner l’exode rural ». « Supprimer 50% des aides du jour au lendemain, comme cela est prévu pour 2010, conduirait à la mort brutale de tout un secteur agricole et de première transformation », prévient-il.
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