La proposition de résolution européenne relative à une agriculture durable pour l’Union européenne a obtenu l’approbation des députés de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.
La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a adopté le 20 juin la proposition de résolution européenne (PPRE) relative à une agriculture durable pour l’Union européenne (UE). Cette PPRE était défendue par les deux rapporteurs de la commission des affaires européenne, Alexandre Freschi et André Chassaigne, venus répondre aux questions des députés, commission qui avait adopté le texte le 31 mai. Leur rapport met en exergue les défis des filières et le modèle agricole souhaitable pour une « agriculture durable » d’ici 2030.
« Une résolution européenne vise à faire valoir la position de l’Assemblée nationale française dans les négociations avec l’UE », a rappelé Jean-Bernard Sempastous, député LREM et rapporteur de la PPRE, dans un communiqué publié le 6 juin. « C’est un symbole politique fort. Sur ce sujet, l’enjeu est d’autant plus important que l’examen de cette PPRE s’inscrit dans le contexte de la réforme de la Pac post 2020 et des négociations politiques en cours. »
« Au-delà du débat sur les moyens financiers, nos travaux doivent insuffler cet esprit de transformation profonde »
Roland Lescure, président de la commission des affaires économiques a indiqué « qu’il n’est pas rare, dans le cadre des discussions nationales sur l’agriculture, que l’on butte d’une manière ou d’une autre sur la contrainte européenne. Les négociations qui s’engagent sur la nouvelle Pac sont essentielles pour la stratégie agricole future de notre pays. » Il ajoute que la Pac doit permette d’assurer les trois durabilités essentielles : économique, sociale, et environnementale. Ce dernier point est selon le président de la commission un « véritable défi du XXIe siècle, qui ne peut être surmonté que par un travail engagé et volontariste. Au-delà du débat sur les moyens financiers, nos travaux doivent insuffler cet esprit de transformation profonde. »
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Insister sur les sujets fédérateurs
« Il est important que le gouvernement français puisse discuter de la Pac avec derrière lui une représentation nationale des différentes sensibilités, soutient André Chassaigne. Il ne s’agit pas de prendre les questions environnementales comme une forme de contrainte des agriculteurs, qui font déjà beaucoup d’effort. Il s’agit de montrer à quel point la prise en compte de l’environnement permet au contraire d’évoluer vers une agriculture respectueuse, qui va aussi permettre de sauvegarder les filières de demain. » Sur le glyphosate, André Chassaigne juge qu’il est difficile de considérer qu’un pays peut à lui seul régler les problèmes. C’est selon lui à tous les États membres de « tirer le débat vers le haut ».
La résolution a été adoptée à l’unanimité. Le texte est inscrit à l’ordre du jour de la séance publique du jeudi 28 juin.