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Les difficultés à recruter en agriculture subsistent, selon l’Anefa

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L’agriculture reste le « deuxième employeur de France », mais connaît toujours des difficultés pour recruter, a indiqué Mickaël Jacquemin (FNSEA), président de l’Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture (Anefa), lors d’une conférence de presse le 23 septembre. Le secteur de l’agriculture aurait ainsi employé plus de 895 000 salariés, tous contrats confondus, en 2017. Durant la même période, 1,08 million de CDD ont été signés et plus 191 000 personnes étaient en CDI, a indiqué l’Anefa, en se basant sur des chiffres de la MSA. « La masse salariale a augmenté de 10 % ces dix dernières années », a précisé Mickaël Jacquemin, cette augmentation pouvant être imputée à la hausse du nombre de salariés mais aussi des salaires.

L’Anefa a également dévoilé des chiffres sur l’agriculture urbaine ; l’organisme avait d’ailleurs choisi d’organiser sa conférence à la Caverne, une ferme urbaine installée dans un ancien parking de la porte de la Chapelle (Paris), produisant des champignons et des endives. L’agriculture urbaine aurait ainsi représenté 30 emplois en 2018 en Ile-de-France, dont 40 % à Paris même. 70 exploitations agricoles seraient déjà installées dans la capitale.

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Il subsiste dans le secteur agricole « d’énormes difficultés à recruter en élevage en Bretagne » ou dans les métiers du maraîchage et du paysage au niveau national, a rappelé Mickael Jacquemin, évoquant « un déficit d’image », mais aussi la « concurrence avec d’autres branches professionnelles » comme l’artisanat ou les travaux publics, qui attireraient une partie des jeunes formés aux travaux agricoles. Sur les 175 000 jeunes présents dans l’enseignement agricole de la 3e au BTSA, un tiers se destinerait aux métiers de la production agricole. Parmi ceux-là, une partie se dirige vers l’installation en tant qu’exploitant, une autre se dirige vers d’autres secteurs, entraînant un manque de salariés agricoles formés. « Notre objectif est de donner envie aux jeunes de s’orienter vers les écoles d’agriculture », a indiqué Mickaël Jacquemin, souhaitant notamment promouvoir « la diversification » des métiers agricoles, donnant l’exemple de la campagne « Oser l’agriculture » lancée par l’Anefa l’année dernière.

Concurrence avec d’autres branches comme l’artisanat ou les travaux publics