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Santé animale Les discussions avancent pour la levée de l'embargo russe sur le porc européen

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Les services sanitaires russe et européen ont convenu d'envoyer une mission conjointe d'experts en Pologne puis en Russie afin de trouver une solution à l'embargo imposé par Moscou sur le porc en provenance de l'UE.

LES autorités sanitaires russes ont accepté une mission conjointe d'experts et reconnu l'approche de régionalisation prônée par l'UE pour trouver une solution à l'embargo imposé par Moscou sur la viande de porc depuis la découverte fin janvier de cas de peste porcine africaine en Lituanie puis en Pologne (1). Suite à une réunion entre le chef des services vétérinaires russes, Sergueï Dankvert, et la directrice générale de la santé de la Commission européenne, Paola Testori Coggi, le 21 février à Vilnius, ont en effet été établies un certain nombre d'étapes qui doivent être franchies par les deux parties, en particulier sur le plan scientifique et technique, afin de pouvoir discuter d'un nouveau certificat de l'UE qui tienne compte « de la compréhension scientifique commune ».

Les experts russes se joindront donc aux experts de l'équipe de vétérinaires communautaires d'urgence en Pologne où un sanglier porteur de la maladie vient d'être découvert puis les experts de l'UE iront visiter le centre de recherche russe de Vladimir (près de Moscou) afin d'avoir une discussion technique sur la régionalisation de la peste porcine africaine dans l'UE. La Russie s'est engagée à accepter l'approche de régionalisation mise en place par l'UE basée sur les normes internationales. Une nouvelle rencontre, qui pourrait se tenir à Bruxelles, sera organisée une fois le résultat de la mission connu.

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Alors que Bruxelles insiste depuis le début de cet embargo auprès des Etats membres pour qu'une solution collective soit trouvée, le site des services vétérinaires russes a rendu compte d'une réunion le 19 février avec les responsables vétérinaires français, néerlandais et danois, qui représentaient aussi l'Italie. « C'est la tactique mise en place systématiquement par la Russie : diviser l'UE pour trouver des accords bilatéraux », souligne une source européenne. Pour le moment, aucun accord n'a été trouvé malgré la volonté de certains, notamment les Pays-Bas qui sont parmi les plus touchés par l'embargo russe, de débloquer rapidement la situation pour leur producteurs.

(1) Voir n° 3436 du 24/02/2014