Les discussions qui sont menées entre les membres de l’interprofession laitière (Cniel) pour mettre au point les indicateurs beurre poudre sont toujours bloquées. « Cela fait maintenant deux ans que nous sommes sans indicateurs beurre poudre alors que tout le monde en a besoin », indique le président de la Fnil (industriels) François-Xavier Huard en marge de l’assemblée générale de la Fnil le 5 juin à Paris. Ce dernier défend « les données obtenues par l’étude menée par un cabinet d’expertise comptable mandaté par l’interprofession auprès de 90 % des producteurs de beurre poudre ». Selon lui, « les données font ressortir des coûts de transformation, certes plus élevés qu’en Allemagne, mais qui sont bien réels ». Une position qui n’est pas du goût de la FNPL (producteurs, FNSEA). Selon son président Yohann Barbe, « ce n’est pas aux éleveurs de supporter le manque de compétitivité des transformateurs ». Pour débloquer la situation, la FNPL propose de répartir les coûts de transformation entre producteurs et industriels, à hauteur de 70 % pour les premiers et de 30 % pour les seconds. En janvier, les membres du Cniel sont parvenus à aboutir sur le dossier des indicateurs de coûts de production complémentaires, laissant présager de nouvelles avancées sur les indicateurs beurre poudre. Mais sans concrétisation pour l’instant.
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