Selon une étude des statisticiens du ministère de l'Agriculture (Agreste Primeur d'août tout juste paru), les années 2007 et 2008 ont conduit à une augmentation des disparités de revenus entre agriculteurs. Elle est mesurée par l'intervalle interquartile, c'est-à-dire la différence entre le revenu plancher des 25% les plus favorisés et le revenu plafond des 25% les moins favorisés. Selon les statisticiens, cet écart était resté assez stable entre 2000 et 2006 (respectivement de 21 300 euros et de 23 300 euros pour le revenu courant avant impôts, RCAI) alors qu'il a « bondi » en 2007 à 29 200 euros en restant à 26 900 en 2008. La raison : la hausse du prix des céréales qui a fait progresser la situation des producteurs de grandes cultures en influençant négativement le revenu des éleveurs, via l'aliment du bétail. En 2000, la moitié des exploitations, celles aux plus faibles revenus, se partageaient 20% de la recette agricole ; en 2008 ces exploitations ne détiennent plus que 17% des revenus. En 2008, le revenu médian par actif est de 28 700 euros en grandes cultures et il est de 10 400 euros pour les éleveurs de bovins viande, d'ovins ou caprins. C'est en viticulture que l'éventail est le plus ouverture, puis en grandes cultures et arboriculture. En moyenne, sur les huit dernières années, ce sont les exploitations en viticulture d'appellation qui dégagent le revenu (RCAI) le plus élevé avec 64 800 euros.
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