Le groupe britannique d’ingrédients pour l’alimentation et les boissons a réalisé une excellente année 2012, allant à fin mars, grâce aux nouvelles tendances de consommation favorisant les produits, dits « bons pour la santé ». Ses ventes ont progressé de 14% pour atteindre 3,1 milliards de livres (3,8 milliards d’euros) et son résultat opérationnel a gagné 8% à 348 millions. Tate&Lyle qui abandonne quasiment totalement ses activités basiques comme la fabrication de sucre, son métier historique, est de plus en plus présent dans les ingrédients notamment ceux contenant peu de sels, sucres ou graisses. Sa croissance a largement profité du succès de son édulcorant basse calorie Splenda qui connaît une telle croissance aux Etats Unis, que le groupe y a ré-ouvert une seconde usine en mars dernier. Ce pays est désormais le premier marché du britannique avec 70% des ventes, mais le taux de chômage de 8% ne laisse pas entrevoir un fort potentiel de développement. Ce qui n’est pas le cas de l’Asie et de l’Amérique latine qui sont des pôles de croissance tout-à-fait prometteurs. En revanche, Tate&Lyle est de moins en moins présent dans la zone euro et se félicite d’être quasiment absent en Grèce et Espagne. Le groupe a également bénéficié de la hausse des cours du sucre pour placer ses produits de substitution ainsi que de ceux du maïs qui lui ont permis de vendre des résidus pour remplacer cette céréale dans l’alimentation animale. Une aubaine conjoncturelle qui ne devrait pas se poursuivre cette année et incite les dirigeants à une grande prudence dans leurs perspectives de croissance.
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