«Le marché à terme, c’est un peu comme un médicament… avec ses effets secondaires ». Pour Régis Hochart, secrétaire national de la Confédération paysanne, qui s’exprimait le 23 novembre lors du débat organisé par l’Afja, c’est un outil qui ne peut en aucun cas suppléer aux politiques de régulation.
Car l’un des effets consiste à produire de la volatilité, donc des incertitudes pour les paysans. Le responsable est particulièrement remonté contre la création du marché à terme de la poudre de lait. Il s’agit selon lui d’un « tour de passe-passe idéologique » : la disparition des quotas, « qui ne coûtaient à peu près rien », a entraîné une forte volatilité des prix que le marché à terme est censé juguler en donnant plus de visibilité. Mais « il va falloir que mes coopératives acquièrent de la compétence, et en bout de chaîne, c’est moi, paysan, qui vais ramasser les dégâts », a déploré le syndicaliste. « On ne s’est à aucun moment intéressé aux revenus ou à l’avenir des paysans », a-t-il ajouté.
Une chose est sûre : lancé au premier semestre 2010, le marché de la poudre de lait a bien du mal à démarrer.
« Nous avons encore beaucoup de travail à faire car le secteur d’activité n’a pas de repères par rapport à ces marchés », a souligné Lionel Porte, chef produits matières premières pour Nyse Euronext.
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