Des centaines d’éleveurs accompagnés d’un millier de brebis ont manifesté à Lyon le 9 octobre contre le plan loup 2018-2023. Ce plan, en cours de négociation entre les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique, les associations environnementales et la profession agricole, ne satisfait pas cette dernière. En septembre, la FNSEA, les Jeunes agriculteurs, la Fédération nationale ovine et la Confédération paysanne s’insurgeaient contre les pouvoirs publics. Conditionner les indemnisations à l’utilisation de mesures de protection ou encore prioriser les tirs d’effarouchement figuraient parmi les mesures dénoncées.
Nicolas Merle, président des Jeunes agriculteurs Auvergne Rhône-Alpes, affirme que les éleveurs veulent un plan « qui permette zéro attaque sur les troupeaux ». Or, en l’état des négociations sur le plan loup 2018-2023, Emmanuelle Cazottes, éleveuse aveyronnaise présente à Lyon, dénonce un futur plan dans lequel « les loups ont tous les droits, les brebis aucun ». La réunion du comité loup prévue le 9 octobre a été annulée sine die. Une poignée de parlementaires devraient par ailleurs être reçus à l’Élysée sur le sujet le 8 novembre, selon Émilie Bonnivard, députée Les Républicains de la Savoie, présente dans le cortège.
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À la sortie de l’hiver 2016-2017, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) comptait 360 loups en France. Le nombre de zones de présence permanente a augmenté, passant de 49 en sortie d’hiver 2015-2016 à 57 en sortie d’hiver 2016-2017. En outre, parmi ces zones de présence permanente, 42 sont désormais constituées en meutes contre 35 à l’issue de l’hiver précédent, affirme l’ONCFS.
Un futur plan dans lequel « les loups ont tous les droits, les brebis aucun »