En 2013, les coûts de production de la filière cunicole française n'ont pas reculé. Les producteurs sont inquiets pour l'avenir de leurs élevages.
«En 2013, l'indice moyen Itavi (institut technique de l'aviculture) du coût des matières premières des aliments lapins est en hausse de 5% par rapport à 2012 », selon un communiqué de la Fenalap (Fédération nationale des groupements de producteurs de lapins) et de la CFA (Confédération française de l'aviculture), le 30 janvier. Ainsi, le cours moyen de la luzerne a progressé de 16,5% en 2012 par rapport à 2013 et celui de la pulpe de betterave de 13%. Cette tendance est directement liée à un défaut de production : « Les conditions pluvieuses du printemps 2013 ont été à l'origine d'une baisse de production de luzerne et de pulpes de betterave, entrainant des répercussions à la hausse sur le cours de ces matières premières, tandis que le prix des céréales tendait à baisser ». Face à ces hausses, la Fenalap et la CFA reconnaissent « le rôle modérateur de la reprise actuelle des cours des matières premières » des fabricants d'aliments. Ils montrent plutôt du doigt les distributeurs. « Il est primordial que la distribution entende les arguments de ses fournisseurs pour que la production ne subisse pas de pression sur le prix de reprise du lapin », estiment les deux organisations. Elles demandent que les coûts de production soient répercutés dans les prix de vente.
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Dans le rapport Prospective de la filière lapin à l'horizon 2025 de FranceAgriMer publiée en septembre 2011, quatre enjeux majeurs apparaissent pour relancer la filière française : « conquérir de nouveaux consommateurs, notamment chez les plus jeunes », « définir une stratégie de réponse aux attentes sociétales », « gagner en compétitivité » et « anticiper les besoins d'évolution de la filière, en termes de mode d'organisation et de structuration ». Pour rappel, la taille standard des élevages de lapins est passée de 400 à 650 femelles entre 1995 et 2000. Parallèlement, la concentration des élevages est frappante : en 1995, la France comptait plus de 2000 éleveurs contre 1550 en 2010.