Au retour de la manifestation de Paris, le 26 janvier, certains éleveurs ont pris l’initiative de visiter certaines grandes surfaces et de retirer des rayons les viandes de porc non françaises ou sans origine. Ainsi environ 120 éleveurs ont fait halte dans un hypermarché Carrefour de la banlieue de Chartres. Ils y ont « exprimé leur mécontentement dans le rayon charcuterie », selon la préfecture d’Eure-et-Loir. La direction du magasin a indiqué ne pas avoir l’intention de porter plainte. À Saint-Pierre-lès-Elbeuf, c’est un E. Leclerc qui a été visité. À Laval et Saint-Berthevin, une cinquantaine d’agriculteurs ont saccagé des produits de charcuterie chez Carrefour et E. Leclerc. Déjà le 20 janvier à Saint-Brieuc, 150 éleveurs étaient venus vérifier les rayons de 4 grandes surfaces. Trois jours plus tard, en Mayenne, plus d’une centaine d’éleveurs avaient vidé et détruit, devant la préfecture, le contenu à l’origine douteuse de 3 camions frigorifiques interceptés dans la soirée.
La Fédération nationale porcine annonce dans son communiqué de presse du 26 janvier que « les éleveurs ne s’arrêteront pas là ! Ils attendent des actes et envisageront d’autres actions pour maintenir la pression et faire aboutir leurs revendications. » La Confédération française de l’aviculture déclare de son côté dans un communiqué du même jour que « les éleveurs ne toléreront pas que certaines enseignes de la grande distribution bloquent les nécessaires revalorisations et refusent d’informer le consommateur sur la situation réelle de la production, mettant ainsi en très grande difficulté les filières avicole et porcine françaises. »
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