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Les éleveurs français opposés à l’accord sur le bœuf américain

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La Commission européenne a annoncé le 14 juin un accord avec les États-Unis et d’autres fournisseurs (Australie, Argentine et Uruguay essentiellement) sur l’allocation spécifique aux exportateurs américains d’une part de 35 000 t sur le contingent d’importation en franchise dans l’UE de 45 000 t de viande bovine de haute qualité provenant d’animaux non traités avec des hormones de croissance. Ce contingent avait été ouvert en 2009 à tous les pays fournisseurs pour mettre fin au conflit sur la « viande aux hormones ». Cette quantité sera allouée graduellement sur une période de sept ans, le restant étant disponible pour tous les autres pays exportateurs. Le nouveau dispositif, qui répond à une demande de Washington, va maintenant être formellement proposé au Conseil de l’UE et soumis au consentement du Parlement européen.

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La filière bovine française est vent debout contre cet accord. Bruno Dufayet, président de la FNB (éleveurs bovins) attend « une position extrêmement ferme de la France », indique un communiqué du 14 juin. Paris aura, « au cours des prochaines semaines, à se prononcer sur la validation de cet accord par le Conseil ». Le deal conclu avec les États-Unis leur octroie 35 000 t sur les 45 000 du « panel hormones ». Un volume aujourd’hui partagé avec notamment l’Australie, l’Argentine et l’Uruguay sur le principe du « premier arrivé, premier servi ». « Des compensations seront logiquement accordées aux autres pays utilisateurs de ce contingent », s’inquiète Interbev (interprofession bovine) dans son propre communiqué du 14 juin. « Comment [la Commission] peut-elle déclarer publiquement exclure toute négociation agricole avec les États-Unis… tout en accordant aux mêmes États-Unis un nouvel accès élargi au marché européen pour ses viandes bovines ? », dénonce l’interprofession.