« Les éleveurs [de porcs, ndlr] de l’Ouest tiennent à faire savoir qu’ils n’accepteront pas que des porcs charcutiers soient importés sous prétexte de saturer les outils industriels de transformation », avance la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles et des jeunes agriculteurs du grand Ouest dans un communiqué de presse du 19 avril. Effectivement, « la crise ayant trop duré, les naissances de porcelets sont en baisse et la production porcine va donc automatiquement diminuer. » De plus, « le maillon abattage-découpe peine à trouver la rentabilité du fait d’un sur-dimensionnement des capacités d’abattage par rapport à la production de l’Ouest français », constatent les syndicats. « Les éleveurs de porcs français ont fait la restructuration que la filière leur demandait. Maintenant, c’est aux autres acteurs de se restructurer pour optimiser leur rentabilité », expliquent-ils. Par ailleurs, « nous dénoncerons les groupements de producteurs qui se rendraient complices de l’importation de porcelets étrangers dans les porcheries du Grand Ouest. En effet, la pérennité de la production porcine dans nos régions passe par la qualité du suivi sanitaire du troupeau. L’introduction massive dans nos régions de porcelets nés à l’étranger ferait courir un risque démesuré à nos élevages », explique le communiqué.
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