Le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau s’est rendu dans une exploitation avicole du Loiret au lendemain de l’annonce du confinement des volailles sur tout le territoire.
« Nous sommes en période de guerre contre le virus de la grippe aviaire», a déclaré Dominique Bussereau lors de sa visite d’une exploitation avicole à Chatillon-sur-Loire le 16 février. « Cette affaire ne se fait pas sans les éleveurs», souligne le ministre, insistant sur le nécessaire « partenariat» entre les producteurs et l’Etat face à ce virus. « Nous sommes dans l’application du principe de précaution », a tenu à rassurer le ministre sans pour autant vouloir se lancer dans des pronostics sur la durée de cette mobilisation. « C’est de cette manière que l’on s’est débarrassé de l’ESB», a-t-il rappelé.
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Principe de précaution
Même ton rassurant du côté de l’éleveur de volailles industrielles (dindes), Valéry Miermont, qui a accueilli le ministre. Les mesures de confinement des volailles décidées par le gouvernement sur tout le territoire ne perturbe pas son exploitation de 160 ha car ses dindes ne sortent jamais de ses deux bâtiments. Par contre, l’entrée des bâtiments est limitée. A la question de Dominique Bussereau sur les répercussions de la crise, l’éleveur qui livre au groupe Doux indique ne pas ressentir encore les effets de la baisse de la consommation. « Tu as de la chance», a lancé Michel Masson, président de la FDSEA du Loiret en ajoutant que tous les éleveurs n’étaient pas dans ce cas. Mais Valéry Miermont dit craindre pour le futur si la baisse de consommation se confirme alors qu’il n’y a même pas encore de cas de grippe aviaire en France. L’allongement des « vides sanitaires » dans ces bâtiments qui sont autant de jours de manque à gagner pour Valéry Miermont. Il faut « manger un maximum de poulet », répond le ministre.