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Condamnés le 6 mars par l’Autorité de la concurrence pour entente sur les prix, les producteurs d’endives ont fait appel le 12 avril de cette décision.
Depuis leur condamnation le 6 mars par l’Autorité de la concurrence pour entente sur les prix, les producteurs d’endives n’ont eu de cesse de contester cette décision, selon eux « disproportionnée ». C’est donc sans surprise qu’ils ont fait appel le 12 avril, près la cour d’appel de Paris. « Ça n’est pas l’issue que nous voulions, explique cependant le président de l’Union des endiviers de France, Daniel Bouquillon. Nous attendions beaucoup en effet des réunions de travail organisées courant mars avec les ministères de l’Agriculture et des Finances. Mais les deux nous ont finalement dit : “Il faut laisser faire la procédure” ».
Demande de suspension de l’amende
Les producteurs d’endives ont également déposé un référé « suspension » pour suspendre, dans l’attente du jugement, l’exécution partielle ou totale de la décision de l’Autorité, soit le paiement d’une amende de 3,6 millions d’euros pour 11 organisations de producteurs (OP) et 320 000 euros pour sept associations et syndicats, tels la Fédération nationale des producteurs d’endives, les associations d’OP Celnord et Cérafel. La situation est « très critique aujourd’hui pour notre secteur, a précisé Daniel Bouquillon, il ne se passe pas une journée sans qu’un producteur ne me dise qu’il met la clé sous la porte ». L’endive est le quatrième légume le plus consommé en France, après la tomate, le melon et la salade. En 2010/2011, la France en a exporté 16 200 tonnes et importé 5 000 tonnes, selon FranceAgriMer.
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