Le Ser a convié les représentants de plusieurs partis politiques à s’exprimer sur les énergies nouvelles renouvelables (ENR), lors d’une table ronde. Béatrice Marre, secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable du PS, a déclaré que les énergies renouvelables sont « une priorité pour le PS ». Son programme n’est pas la sortie du nucléaire – ce programme n’est « pas à l’ordre du jour » – mais avant tout la réduction de la consommation énergétique et l’essor des ENR.
Marcel Deneux, sénateur UDF de la Somme, et fondateur du Centre de valorisation des glucides (un centre de recherche et de transfert de technologies basé à Amiens) a a quant à lui fixé la priorité dans la recherche, à propos des énergies renouvelables.
Nathalie Kosciusko-Morizet, déléguée générale à l’écologie et au développement durable de l’UMP, empêchée, n’a pas pu exprimer le point de vue de son parti.
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Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, a proposé que sur 100 euros, un tiers aillent aux ENR, un tiers au nucléaire, et un tiers aux nouvelles technologies du charbon. Pour l’instant, sur 100 euros, 84 sont alloués au nucléaire, 15 aux produits fossiles et 1% aux ENR. Elle propose la liberté totale d’accès au réseau électrique pour les fournisseurs. « Imaginez que les fournisseurs d’accès sur Internet ne puissent pas accéder au cable !», s’est-elle exclamée.
Pierre Radanne, responsable de la commission « énergie » des Verts, met la priorité dans une réforme des transports, secteur énergivore. La France dépense actuellement 50 milliards d’euros par an, soit le financement d’un million d’emplois. « Il faut garder le pognon à la maison pour résoudre les questions sociales, lançait-il. Avec les économies d’énergie et avec les énergies renouvelables vous avez la réponse ».