Le renchérissement des matières premières affecte le secteur des travaux agricoles, qui peine à répercuter les hausses de prix, a souligné le 23 novembre la FNEDT (Fédération nationale entrepreneurs des territoires). Cette situation « met en difficulté beaucoup d’entreprises », a déclaré le président Gérard Napias, lors d’une visioconférence de presse. En cause, la flambée des cours de l’acier, à +80 % sur le premier trimestre 2021, d’après ses chiffres. Une hausse qui entraîne celle des prix de vente des matériels, entre +20 et +25 %. S’y ajoute un allongement des délais de livraison, portés à huit ou douze mois (contre habituellement deux ou trois mois). D’autres postes de charges augmentent, en lien avec les prix des carburants. « Nos entreprises ont besoin d’augmenter leurs tarifs », a alerté Gérard Napias. Face à l’alourdissement des charges, leurs prestations doivent être revalorisées « entre 8 et 15 % selon les types de travaux et la quantité de carburant » nécessaire, d’après les calculs de la FNEDT.
Le secteur demande à bénéficier dès le 1er janvier, non pas au 1er mai, du remboursement partiel de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). En quelques mois, le prix du gazole non routier (GNR) a augmenté « de plus de 40 % », a justifié le premier vice-président délégué Philippe Largeau, chiffrant ce poste entre 13 à 15 % du total des charges. Il est passé de 0,75 €/l en début d’année à près de 1,05 €/l récemment, selon la fédération. Le remboursement partiel de la TICPE a représenté, au titre de 2020, 0,1496 €/l, indique-t-elle.
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En plus des soucis économiques, la FNEDT indique « de grandes difficultés à recruter ». Le secteur affiche pourtant une hausse de ses effectifs, à près de 106 000 salariés (+3 %), mais l’évolution concerne surtout des saisonniers.