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Les entreprises du paysage veulent vendre leur savoir-vert

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En déplacement dans la région lyonnaise le 13 janvier, la présidente de l’UNEP (Union nationale des entreprises du paysage), l’Alsacienne Catherine Muller, a décliné son plan stratégique pour les années 2017-2020. Elle espère que le concept de « ville-verte » développera l’activité de sa filière.

L’année qui débute ne devrait pas être de tout repos pour l’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP), et pas seulement parce qu’elle doit prendre ses repères dans le 20e arrondissement parisien, dans la très esthétique « maison du paysage », nouveau siège de l’organisation. « Nous sommes un peu dans le flou politique. Avec le futur changement de gouvernement, il faudra recommencer notre travail de lobbying auprès des ministères », regrette Catherine Muller qui démarre son second mandat de présidente. Et avec des incertitudes sur de gros chantiers comme le compte pénibilité « que certains candidats ont promis d’abolir. »

Si la situation politique et réglementaire est compliquée, la situation économique n’est pas simple non plus « avec des marges dures à redresser et des budgets des collectivités qui baissent ». Mais la présidente ne sombre pas dans la morosité. « Nos entreprises s’adaptent au marché. Le développement du concept de ville verte, qui espère-t-on, sera très présent durant la campagne présidentielle, tire notre marché et nous permet de maintenir notre activité. »

Des arguments… sanitaires

C’est dans ce contexte que l’UNEP a décliné un plan de bataille en cinq mots (s’approprier – communiquer – développer - former - innover) comme autant d’action pour valoriser le « savoir-vert » de ses adhérents. Soumises à la concurrence…. des autoentrepreneurs mais aussi du tissu associatif qui réalise des projets d’aménagement, les entreprises du paysage entendent mettre en avant leurs compétences. Et pour ce faire, l’UNEP poursuivra ses efforts de communication, notamment sa présence digitale, pour gagner en visibilité tant auprès des particuliers que des grands donneurs d’ordre privés et des collectivités. Avec des arguments novateurs. « Nous possédons désormais des études qui montrent que la présence des espaces verts est bénéfique pour la santé et contribue à la baisse des dépenses en la matière. C’est un message que nous souhaitons porter notamment auprès des hôpitaux ou des résidences de personnes âgées », annonce la présidente.

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Un palmarès des formations pour stimuler les écoles

L’UNEP va se montrer particulièrement active sur le chantier de la formation. La formation continue, notamment autour des thèmes de la biodiversité et du jardin écologique mais aussi la formation initiale. « Les métiers du paysage sont physiques et techniques, il faut être à la fois fin et rustique. Ce sont des métiers-passion », résume Catherine Muller. Pour motiver les établissements, l’Union va publier un palmarès des meilleures formations « en souhaitant tirer tout le monde vers le haut. »

Unique organisation professionnelle reconnue par les pouvoirs publics, l’UNEP, qui vient d’accueillir son nouveau délégué général, Jean-Philippe Theilol, entend aussi séduire de nouveaux membres pour renforcer sa représentativité. Les adhérents représentent presque 10 % des 28 000 entreprises de la filière de l’hexagone mais plus de 40 % du chiffre d’affaires et des salariés, « et l’Union n’est pas réservée qu’aux grosses structures ».