Des groupes tels que Cosan, Guarani et ETH Bioénergies utilisent de plus en plus la bagasse de la canne à sucre pour produire de l’électricité. « Nous donnons la priorité à la cogénération d’énergie dans nos usines car l’utilisation de la bagasse de canne à sucre comme matière première, nous permet de réduire les coûts et de devenir plus compétitifs. Nous augmentons notre chiffre d’affaires grâce à cette même canne à sucre qui nous sert à produire du sucre ou de l’éthanol », résume le président d’Açucar Guarani, Jacyr Costa Filho. Les économies réalisées représenteraient en moyenne, pour une sucrerie, 15% du chiffre d’affaires, selon Luiz Pereira de Araujo Filho d’ETH, voire même 25%. « Non seulement nous réduisons les coûts de production, mais nous limitons également l’impact environnemental de nos usines en nous débarrassant des résidus de cellulose », explique ce dernier. Au cours des deux prochaines années, Guarani va accroître sa production qui passera de 300 000 mégawat/heures (MWh) à 700 000 MWh. Les recettes provenant de la vente de l’énergie atteindraient 105 millions de réais par an en 2013. Parmi les sept usines du groupe, quatre font l’objet d’investissements dans la cogénération. Le président de Cosan, Pedro Mizutani, souligne, toutefois, que l’optimisme quant à la cogénération d’énergie à partir de la biomasse pourrait être de courte durée si les prix d’achat de l’électricité lors des ventes aux enchères ne sont pas réajustés à la hausse.
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