Les États membres de l'UE sont invités à mettre en place, pour la fin de 2017, un plan national d'amélioration des produits alimentaires, en vue de contribuer à la lutte contre les problèmes d'obésité de plus en plus inquiétants. C'est ce qu'ont décidé les ministres européens chargés des affaires sociales, de la santé et de la protection des consommateurs.
Dans les conclusions qu'ils ont adoptées à l'issue de leur réunion, le 17 juin à Luxembourg, les ministres européens chargés des affaires sociales, de la santé et de la protection des consommateurs, ont noté que de nos jours, « l'alimentation est l'une des causes de la prévalence, trop élevée et qui ne cesse d'augmenter, de la surcharge pondérale et de l'obésité chez les citoyens européens, en particulier les enfants ». Selon eux, cette situation a une incidence négative sur l'espérance de vie, elle réduit la qualité de vie des citoyens de l'UE et elle touche la société en général, par exemple en menaçant la disponibilité d'une main-d'œuvre en bonne santé et durable et en entraînant des dépenses de santé élevées qui peuvent nuire à la viabilité des systèmes de santé.
Les ministres déplorent que le régime alimentaire de nombreux Européens – notamment les populations en situation précaire – contienne encore trop de sel, de graisses saturées et de sucres et ait une valeur énergétique trop élevée, principalement du fait de la consommation d'aliments transformés ou préparés, tandis que dans le même temps la plupart des personnes ne consomment pas assez de fruits, de légumes et de produits céréaliers complets. Les ministres estiment que l'amélioration des produits alimentaires, par la réduction, entre autres, de la teneur en sel, en graisses saturées et en sucres ajoutés et de la valeur énergétique, ainsi que par l'amélioration de la disponibilité de portions de petite taille ou de taille réduite, est un outil important pour faciliter le choix d'une alimentation saine. Les aliments locaux et traditionnels, y compris les indications géographiques, qui sont intrinsèquement liés à la culture et au patrimoine d'un pays, pourraient faire l'objet d'une attention particulière.
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EN COOPÉRATION AVEC L'INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE
Pour les ministres des affaires sociales et de la santé, les gouvernements ont la responsabilité de fixer des objectifs en matière de santé publique, qui devraient par la suite être atteints en coopération avec les opérateurs de l'industrie agroalimentaire et les autres acteurs concernés. Les opérateurs de l'industrie agroalimentaire tout au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire sont responsables de l'amélioration des produits et des repas qu'ils proposent, et ce faisant, ils contribuent à faire du choix d'une alimentation saine le choix de facilité. Les indications concernant la composi-tion des denrées alimentaires qui doivent être fournies par les organismes publics (tels que les hôpitaux, les écoles et les résidences pour les personnes âgées), y compris par voie de marchés publics, peuvent également jouer un rôle majeur pour soutenir ces objectifs. Les ministres ont en conséquence invité les Etats membres à mettre en place, pour la fin de 2017, un plan national d'amélioration des produits alimentaires, en vue de permettre aux consommateurs d'opter plus facilement pour une alimentation saine d'ici à 2020. La quantité de sel, de graisses saturées et de sucres ajoutés devrait être réduite progressivement dans les denrées alimentaires afin de permettre aux consommateurs d'adopter des produits améliorés. Les denrées alimentaires destinées aux nourrissons et aux enfants méritent quant à eux une attention particulière, en vue de développer des goûts plus variés, y compris pour les fruits et les légumes, et d'éviter le développement précoce de préférences pour les aliments à forte teneur en sucre ou en sel. Tout comme la Commission, les États membres devraient rendre compte au moins tous les deux ans des progrès réalisés.