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Climat-énergie 2030 Les États membres veulent avoir leur mot à dire sur le cadre énergie-climat

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Les ministres de l'Agriculture des Vingt-huit souhaiteraient participer aux discussions sur le prochain cadre européen énergie-climat à l'horizon 2030 proposé par la Commission européenne. Mais le temps manque : une position du Conseil doit être trouvée dès le mois d'octobre.

LES ministres de l'agriculture de l'UE ont, dans leur grande majorité, soutenu, le 19 mai à Bruxelles lors de leur réunion mensuelle, la démarche de l'Allemagne et de l'Irlande demandant à la présidence du Conseil de faire en sorte que le Conseil agricole ait l'opportunité de discuter du nouveau cadre climat-énergie à l'horizon 2030 proposé par Bruxelles (1). Ils souhaitent également que la direction générale de l'agriculture de la Commission européenne leur fournisse une analyse sur l'impact que cette nouvelle directive aura sur le secteur agricole. « Il est essentiel que la future politique de l'UE sur le changement climatique évite d'imposer une pression sur la production alimentaire durable dans l'UE. Sinon, il y a un risque que les productions durables européennes soient remplacées par des importations moins regardantes vis-à-vis de l'impact environnemental », a prévenu le ministre de l'agriculture irlandais Simon Coveney. Mais, a prévenu le commissaire européen à l'agriculture, Dacian Ciolos, « la décision finale sur cette proposition doit être prise en octobre, il ne reste donc que très peu de temps ».

La Commission européenne a proposé une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'UE en 2030, et un objectif pour les énergies renouvelables de 27%, sans clé de répartition nationale. Et Dacian Ciolos de préciser que ce nouveau cadre laissera de toute façon de nombreuses flexibilités aux Etats membres pour atteindre leurs objectifs. La France a tenu à rappeler que l'agriculture pouvait fournir des efforts pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre mais qu'il fallait surtout tenir compte de sa contribution importante à la séquestration du carbone dans les sols notamment. Paris prépare, en prévision du sommet climatique qu'elle organisera en 2015, une étude sur cette question précise.

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(1) Voir n° 3440 du 24/03/2014 et n° 3432 du 27/01/2014