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Promotion des produits agricoles Les États membres veulent garder un œil sur les politiques de promotion de l'UE

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De nombreux États membres sont opposés à l'idée de ne plus participer à la sélection et au financement des programmes de promotion des produits agricoles de l'UE, comme le propose la Commission de Bruxelles. Mais, selon l'exécutif, ces actions visent à transmettre un « message commun européen » et doivent donc bénéficier d'un « financement commun ».

LES ministres de l'agriculture de l'UE ont réservé un accueil mitigé à la proposition de réforme de la politique communautaire d'information et de promotion des produits agricoles et alimentaires que leur a présentée le 16 avril Dacian Ciolos (1). Le commissaire européen a notamment insisté sur la simplification administrative envisagée : sélection des programmes désormais en une étape à la Commission, au lieu des deux étapes actuelles (au niveau national puis à Bruxelles), soit, selon lui, un gain de 2 mois ; gestion à la Commission des programmes par des opérateurs de plusieurs pays membres ; disparition de la possibilité d'octroyer un cofinancement national. Pour transmettre un « message commun européen », il faut un « financement commun », a-t-il insisté.

Maintenir le cofinancement national

Le commissaire à l'agriculture a affirmé que le rôle des États membres sera différent mais pas diminué, qu'il sera, au contraire, renforcé avec leur participation à l'établissement des priorités européennes pour la politique de promotion.

De nombreux ministres ont néanmoins réclamé le maintien d'un cofinancement national des programmes (qui, actuellement, peut compléter la participation de l'UE de 50 % et celle de 20 % au minimum de l'organisation professionnelle à l'initiative d'une campagne) et de l'intervention des États membres dans la sélection des projets. En réponse, Dacian Ciolos a fait valoir qu'il fallait tenir compte des difficultés budgétaires de certains pays et que les opérateurs seraient plus impliqués en l'absence de cofinancement national. Il a aussi souligné que, souvent, les États membres ne filtraient pas les candidatures, d'où la nécessité d'une sélection par la Commission seule.

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Par ailleurs, certains ministres ont reproché au projet de Bruxelles de trop mettre l'accent sur les actions pour les produits bénéficiant d'un signe de qualité du type AOP ou IGP (Danemark, Finlande, Lettonie), ou bien de négliger la promotion sur le marché intérieur au profit de celle sur les pays tiers.

Le commissaire à l'agriculture a espéré que le dossier puisse être bouclé au cours du deuxième semestre de 2014, sous présidence italienne de l'Union.

(1) Voir n° 3423 du 25/11/13