Dans leurs conclusions adoptées le 10 novembre, les ministres de l’Agriculture de l’UE appellent Bruxelles à leur présenter une stratégie forestière pour l’après 2020 qui soit, à la fois, équilibrée et renforcée, assortie d’un plan d’action concret et d’un cadre de révision solide.
Les ministres de l’Agriculture de l’UE ont adopté le 10 novembre leurs conclusions en faveur d’une stratégie forestière pour l’après 2020 qui soit équilibrée, renforcée, et qui soutienne et complète la politique forestière aux niveaux national et infranational. La Commission européenne doit présenter cette nouvelle stratégie d’ici début 2021. L’exécutif européen attend actuellement les avis des différentes parties prenantes dans le cadre d’une consultation publique ouverte jusqu’au 4 décembre sur sa feuille de route. Un de ses objectifs phares est notamment de planter au moins trois milliards d’arbres supplémentaires dans l’UE d’ici 2030.
Dans ses conclusions, le Conseil insiste sur l’importance de la contribution de forêts, d’écosystèmes forestiers et de la filière bois sains et résilients pour la réalisation des objectifs stratégiques de développement durable dans les délais prévus, ainsi que pour la mise en œuvre du pacte vert européen. Les ministres soulignent aussi l’importance de soutenir une approche holistique, abordant de manière équilibrée les trois dimensions de la durabilité, et tenant compte de la diversité et des différences caractéristiques des forêts européennes dans leurs dimensions écologiques, économiques et sociales ainsi que de la complexité des régimes de propriété.
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Plan d’action
D’autre part, ils recommandent de mettre en place un plan d’action concret, à élaborer en collaboration avec les États membres, et de disposer d’un cadre de révision solide, afin de suivre la mise en œuvre et les progrès de la stratégie forestière de l’UE, en s’appuyant sur les données et informations nationales, tout en évitant des charges administratives supplémentaires inutiles. Le Conseil appelle aussi Bruxelles à tenir compte, lors de l’élaboration de la nouvelle stratégie forestière de l’UE, du pacte vert européen en tant que nouveau cadre politique au niveau de l’UE et des objectifs liés aux forêts tels qui sont définis dans la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité ainsi que de la nécessité pour la Commission de fournir une analyse d’impact approfondie pour tout instrument lié aux forêts que la Commission pourrait proposer.